
Bucarest
La Cour Ancienne

La cour ancienne est l'un des endroits les plus romantiques de la capitale roumaine.
Non loin du cours de la rivière Dâmbovita qui traverse le centre ville, dans une zone
commerciale traditionnelle très fréquentée, se trouvent les ruines de la Cour
Princière de Valachie, nommée " La Cour Ancienne".
Appartenant, de nos jours, au Musée d'histoire de la ville de Bucarest, le périmètre
de la Cour Ancienne, est, en fait, le centre de la ville médiévale et conserve des
vestiges des anciens palais voïvodaux de l'époque de Vlad Tepes (Vlad l'Empaleur),
prince qui régna en Valachie entre 1456 et 1462, puis en 1476, ainsi que l'époque de
Constantin Brâncoveanu (1689-1714). L'italien Anton Maria del Chiaro secrétaire de ce
prince, parlait dans ses notes des grandes salles voûtées du palais, du jardin italien
qui l'entourait et des fêtes qui y amenaient la foule.
Le long des siècles, la Cour Ancienne fut plus d'une fois en proie aux incendies et
tremblements de terre. Vers la fin du XVIIIème siècle, la résidence des princes
régnants fut installée sur la colline de Spirii et la Cour Ancienne déchût.
Des fastes d'antan, les archéologues n'ont pu identifier que les ruines de la salle
des Ambassadeurs et le siège du corps de garde. Depuis l'été 1995, un carnaval
populaire tente de faire revivre, dans la zone de la Cour Ancienne, l'atmosphère d'un
Bucarest-début de siècle.
C'est dans ce quartier que ce trouve le bâtiment le plus ancien de la ville :
l'église du prince Mircea Ciobanu, construite vers la fin du XVIème siècle. C'est là
que, selon unrituel brillant, étaient couronnés les princes de Valachie. Tout près se
trouve la pittoresque Auberge de Manouk, construction datant de 1808, et qui comprend de
nos jours restaurant, brasserie, terrasse et hôtel.
Le Palais de Cotroceni

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Il y eut une fois, ce que l'on appelait les "maisons
princières" de la colline de Cotroceni, c'est à dire l'édifice habité par le
premier prince régnant des Principautés Roumaines Réunies, Alexandru Ioan Cuza
(1859-1862). Ces bâtiments étaient devenus ensuite résidence royale secondaire, pour
être démolis en 1893, avec une partie des murs d'enceinte du monastère impressionnant
qui s'y trouvait depuis le XVIIème siècle et dont seule l'église demeure. Le Palais
de Cotroceni que nous y trouvons aujourd'hui fut construit pour la jeune princesse Marie
(nièce de la reine Victoria d'Angleterre), qui allait devenir, reine de Roumanie en
épousant le roi Ferdinand.
Les plans du palais sont l'oeuvre du français Paul Gottereau. Plus tard, des traveaux
de réfection de bâtimentfurent dirigés par l'architecte roumain Grigore Cerchez qui y
ajouta une série d'éléments d'architecture nationale, dont deux tourelles. Endommagé
lors du tremblement de terre de 1940, le palais a été sujet à une nouvelle réfection ,
puis en 1950, il fut transformé en Palais des Pionniers. Après le tremblement de terre
de 1977, il changea à nouveau de destination . A la suite d'amples travaux de
restauration, Ceausescu attribua officiellement à ce bâtiment le statut de "maison
d'hôtes". |
Depuis 1991, le Palais de Cotroceni est résidence présidentielle de Roumanie. Le
musée Cotroceni y fonctionne, hébergeant d'importantes collections d'art médiéval. Il
est ouvert au public qui peut y assister à d'intéressantes réunions musicales ou
expositions.
Le Palais Royal

Nous voici en plein centre de Bucarest, à un endroit traversé par une célèbre
avenue : Calea Victoriei. De remarquables constructions s'y trouvent : l'église
Kretzulescu, l'ATH2N2E Roumain, la Bibliothèque Centrale Universitaire-cette dernière
étant un palais en elle même, un bâtiment presque centenaire. Le bâtiment de l'ancien
Palais Royal est en forme de "U", avec un corps central et deux ailes latérales
qui renferment une cour d'honneur. Ses façades sont, comme celles de bien des édifices
de la capitale roumaine datant d'après 1860- en style néoclassique.L'auteur des plans
était l'architecte roumain D. Nenciulescu, le palais ayant été construit entre 1927 et
1937.
En 1948, après l'abolition de la monarchie (1947), un musée d'art de la Roumanie fut
constitué dans une partie du bâtiment. C'est la plus importante institution de ce genre
du pays. Ouverte en 1950, la Gallerie Nationale a une section d'art ancien de haute valeur
et une autre consacrée à l'art roumain moderne et contemporain. On peut y admirer des
toiles de maîtres roumains tels Th.Aman, N. Frigorescu, I. Andreescu, St. Luchian, Gh.
Petrascu, ainsi que des sculptures du génial Constantin Brancusi ou bien d'autres
artistes de notoriété internationale tels D.Paciurea, C.Medrea, Ion Jalea.
La Galerie Universelle, qui comprend une section d'art oriental expose des toiles de
maîtres célèbres tels A da Messina, le Titien, le Tintoret, Velasquez, El Greco, Van
Eyck, Rubens, Rembrandt, Delacroix, Corot, Manet, Sisley,...
Le Palais du Parlement

Visitez le Palais
du Parlement
Le Penchant pour les constructions Pharaoniques du dictateur Ceausescu semble avoir
atteint son apogée avec l'édifice-mammouth appelé à devenir la Maison du Peuple. Pour
le construire, l'un des plus beaux quartiers de Bucarest, comprenant aussi les Archives
Nationales, a disparu. L'église de Michel voïvode, construite par le prince régnant de
ce nom, auteur de la première union des trois pays roumains, a été dissimulée
derrière une série d'immeubles. En 1989 on avait déjà dépensé pour la Maison du
Peuple, encore inachevée, une somme immense pour les possibilités économiques de la
Roumanie. Les efforts de 400 architectes et de 20.000 ouvriers et soldats se concentraient
sur une véritable "pyramide" en trois registres, sur 265.000 mètres carrés et
jusquà 84 mètres de haut.
Le palais qui en résulte défie toute imagination, avec ses énormes salles qui vous
donnent sans cesse l'impression de "salle des pas perdus". C'est le deuxième
bâtiment au monde, après le Pentagone, comme superficie occupée. Le marbre roumain de
la meilleure qualité y a été employé : celui de Ruschita, de Moneasa, Gura Vaii et
Alun. Les murs sont plaqués de cerisier et de noyer. Il y a deux galeries monumentales de
150m de long et 18m de large. Le deuxième étage comprend 450 pièces énormes.
Depuis décembre 1989 de gros efforts sont faits pour meubler ce colosse et le pourvoir
en tapis, rideaux et tout le nécessaire. Pour l'instant, un centre de congrès et
séminaires internationaux y fonctionne. Le bâtiment héberge aussi le Parlement roumain.
Le Palais Sutu
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Situé en plein centre historique de Bucarest, non loin du Km 0, le Palais
Sutu (lire Choutsou) a dans son voisinage d'autres bâtiments anciens : l'eglise et
l'hôpital de Coltea, l'Université dans un bâtiment aux allures de palais, mais aussi
des constructions modernes comme l'hôtel Interontinental et le Théatre National. Le
Palais Sutu fait partie des constructions spécifiques de la première moitié du XIXème
siècle. C'étai en fait un somptueux hotel particulierconstruit autour des années
1833-1835 par le grand maréchal de la cour Costache Sutu. Son fils, Grigore Sutu modifia
les façades dans un romantique style néogothique, décorant l'entrée d'une marquise en
ferronnerie et verre, la grille étant, elle, l'oeuvre des artisants de cette Ecole des
arts et métiers qui devait donner ensuite destalents de la taille du sculpteurde génie
Constantin Brancusi. On donna dans ce palais des bals somptueux et il parait que Tolstoï
lui-même y eut séjourné lorsque, jeune officier, il a traversé les Principauté
Roumaines à l'occasion de la campagne de Crimée. |
Restauré en 1958, le palais Sutu fut ouvert au public dès 1959 en tant que Musée
d'histoire de la ville de Bucarest. Les collections comprennent pièces archéologiques,
documents, estampes, photos, des pièces de mobilier et costumes d'époque, des pièces
numismatiques et des objets d'art témoignant de l'histoire de la capitale roumaine dans
un déroulement familier, qui viennent parfois compléter de charmantes expositions de
mode, dans la note de ces temps à jamais révolus.
Le Palais Ghica Tei

Ce palais réunit les noms d'un prince régnant -Ghica- et d'un quartier bucarestois -
Tei-, autrefois très riche en tilleuls, ce qui lui vallut ce nom ainsi qu'au lac voisin.
C'est donc dans un faubourg de Bucarest, sur les rives du lac Tei, que le prince Grigorie
IVè Dimitrie Ghica décida de construire en 1822, l'année même de son accession au
trône de Valachie, cette belle résidence d'été. Ce palais eut la chance de conserver,
à travers le passage des années, sa forme primitive, conjuguant le néoclassique italien
aux éléments de la Renaissance française. On y conserve des toiles de Giacometti ainsi
que de remarquables oeuvres de ferronnerie. Le Palais Ghica Tei héberge
actuellement un restaurant agréable, impressionnant par son atmosphère, aux millieux des
colonnes, des frises et à la lumière de vitraux anciens.
Le Palais Elisabeta

Au numéro 28 de la rue Kisseleff, l'une des grandes artères qui donnent accès à la
ville, et qui rappellent les Champs-Elysées de Paris, tout près du musée du Village,
voici le Palais Elisabeta. Construit sur commande de la fille du roi Ferdinand, ce palais
fut inauguré en 1937. son style est méditerranéen et des matériaux indigènes furent
utilisés pour sa construction : la brique, le tuf de Deva, le marbre de Ruschita. Les
murs extérieurs ont une épaisseur de 84cm. La ferronnerie, la charpente et le parquet en
noyer et sycomore sont parfaitement conservés et une gallerie de 50m relie le porche
extérieur au corps principal. Parmi les objets de l'ameublement d'origine, on trouve
plusieurs toiles et objets d'art : un Murillo, un anonyme italien du XVIIème siècle, des
vases japonais, les fonts baptismaux qui servirent au baptême du roi Michel ou encore
l'horloge de la princesse Elisabeta. Le palais servit de résidence officielle à de
nombreux chefs d'Etat en visite en Roumanie.
Avec son agréable cour intérieure, l'édifice offre son hospitalité à des réunions
culturelles et politiques importantes et fonctionne en même temps comme hôtel et
restaurant de luxe.
Le Palais de Mogosoaia

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A 14 Km de Bucarest, dans ce que l'on pourrait appeler la grande banlieue
de la ville, Mogosaia avait vu commencer en 1698, aumillieu d'un admirable parc bordant un
lac, la construction d'unpalais de rêve. Son propriétaire, le prince Constantin
Brâncoveanu demanda que fut gravée dans la pierre au dessus de l'entrée l'inscription
:"Je bâtis ce beau palais pour mon fils Stefan". Pourtant, la cruauté du sort
fut telle que ce fils n'eut pas la chance d'y habiter. Il fut assassiné à Constantinople
avec son père et ses frères. Achevé en 1702, l'édifice fut transformé en auberge.
Dès 1860, le palais fut acquis par la famille princière des Bibesco et dès cet instant
des travaux de restauration systématiques furent entrepris, avec consolidation et
agrandissements. Construit au milieu d'une cour impressionnante, le palais de Mogosoaia a
une vaste cave, un rez-de-chaussée entourant la cave, avec diverses pièces, et à
l'étage, les appartements de la famille princière. La façade est dominée par la
traditionnelle terrasse à escalier, bordée de colonnes et d'arcs trilobés. La façade
du côté du lac est anoblie par une large loggia à colonnade de pierre sculptée aux
chapiteaux composites et troncs en torsades, d'inspiration vénitienne évidente, tout
comme le plan du palais d'ailleurs. Malgré les modifications qu'il a subbies et les
influences qu'il a assimilées, le palais de Mogosoaia est l'une des expressions les plues
accomplies de l'architecture civile roumaine. Il est un chef-d'oeuvre de l'art
architectonique de l'époque Brâncoveanu, qui donna son nom au style en question. |
Depuis 1957, le Palais de Mogosoaia héberge un Musée d'art Brâncoveanu, dans lequel
sont exposées entre autres des pièces d'argenterie, des sculptures, des tapisseries et
broderies en or et argent, de vieux parchemins, des documents et livres rares. Une maison
de création de l'Union des Ecrivains de Roumanie y fonctionnait il y a peu de temps
encore. C'est dans l'une des chambres de ce palais que mourait en 1980 Martin Preda, le
plus important prosateur de l'après guerre.
Le Château de Buftea

C'est à 18 Km de Bucarest, dans la petite ville de Buftea que se trouve le château de
l'ancien prince régnant Barbu Stirbeï qui occupa le trône de Valachie à deux reprises
entre 1849-1853 et entre 1854-1856. Ce château aux tourelles crénelées et aux murs
envahis par le lierre se trouve à proximité d'un lac devenu par la suite zone de
plaisance des bucarestois. Un beau parc entoure le château-palais de Buftea où fut
conclu en 1918 le traité de paix à l'issue de la première guerre mondiale.
Devenu propriété de l'Etat après la deuxième guerre mondiale, l'édifice devint
maison d'hôtes pour les visites officielles. Il se trouve à proximoté des plus grands
plateaux de tournage du cinéma roumain.
Le
tour des châteaux de Constantin Brancoveanu - prince de la Valachie
cliquez ici
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ses environs
Sinaia
Le Château de Peles (120 Km de Bucarest)

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Inauguré le 7 octobre 1883, l'élégant château de Peles fut construit,
dans sa première phase, selon les plans de l'architecte viennois W. Doderer, puis
d'après ceux de K. Liman. Le style est celui de la Renaissance Allemande. Lancés en
1875, les travaux avaient dû être interrompus pendant la guerre d'indépendance de la
Roumanie de 1877-1878. La beauté de rêve du paysage aux pieds des monts Bucegi avait
charmé le jeune prince allemand Carol I de Hohenzollem que le sort avait destiné à
devenir roi et qui fut le fondateur de la Roumanie moderne. Sinaïa est le nom de la
stattion de montagne qui se prouve à cet endroit et que l'on surnome "la Perle des
Carpates". |
Le Château Peles a 160 pièces, un imposant salon
d'honneur tapissé de marquetterie raffinée, une salle des glaces et une autre florentine
qui impressionne par ses candélabres de Murano, un salon mauresque et un autre turc.

Le plaffond de la salle à manger est revêtu de cuir de Cordoue. Des
vitraux aux sujets inspirés des contes de fées roumains colorent la lumière du jour
dans le salon de musique au mobilier en bois de teck, si précieux.

Des vitraux représentant les vieux blasonsdes cantons suisses ornent les
fenëtres de la pièce qui servit de cabinet de travail au roi Carol I. On est
impressionné par l'escalier en spirale qui monte du salon d'honneur. Statues,
céramiques, orfèvrerie, porcelaines de Sèvres et deMeissen, ainsi qu'une riche
collection d'armes font partie des splendeurs du Château Peles. C'est dans la salle de
théatre de ce château qu'avait lieu la première projection cinématographique de
Roumanie en 1906.C'est au Peles que le roi Carol I ferma à jamais les yeux en 1914. Et
c'est toujours là que moururent le roi Ferdinand et la reine Marie
Sept vagues de terrasses entourent l'édifice. Une fontaine sculptée en bronze est
gardée par deux chiens du même métal.
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Bran
Le Château de Bran
 
Ce château prit le nom de la commune où il fut construit, sur la vieille
route marchande qui reliait au Moyen Age les provinces de Valachie et
de Transylvanie, les villes de Campuluing et Brasov, via le défilé de
Rucar-Bran, une exceptionnelle zone touristique de nos jours, avec des
villages typiques et des beautés naturelles remarquables. Perché sur
un rocher qui permet d'observer les alentours jusqu'à de lointains horizons,
le château de Bran fut construit en 1382, à des fins stratégiques de
défense par les habitants de la ville de Brasov, situé à 30Km de là.
En 1395, le prince valaque Mircea cel Batrân (Mircea le Vieux) conclut
un traité d'alliance avec Sigismond de Luxembourg. Le château fort devint
sa propriété et celle de ses descendants ( Mihai Ier, Dan II, Radu Prasnaglava)
jusqu'en 1427. Loué avec les terrains environnants à la ville de Brasov,
à partir de 1498, le château devint dès la fin du XVIIème siècle propriété
autrichienne. Il revint à la Grande Roumanie en 1918. Muni de tours
aux quatre points cardinaux, il est construit, comme ses murs d'enceinte,
en pierre de taille tirée de la montagne et de la rivière proche. Ses
salles et ses couloirs forment un labyrinthe ayant un charme à part.

Un puit joliment orné de travaux en fer forgé , égaie une petite cour
intérieure, pleine de lumière, entourée de terrasses et de balcons.
Musée d'art féodal, le château de Bran présente des collections intéressantes
de mobilier, armes et armures roumaines et étrangères du XIVè au XIXè
siècles. Ce fut l'un des endroits favoris de la reine Marie, épouse
du roi Ferdinand Ier. Son cœur est conservé dans une cassette en argent
placé en 1940 dans une niche du château. Par testament, la reine avait
demandé que sont cœur soit gardé dans le château de Balcic, merveilleux
château qu'elle avait fait bâtir au bord de la Mer Noire. La Roumanie,
cède en 1940 la région du Quadrilatère et le Balcic, sous la pression
allemande, à la Bulgarie.Le château, tel qu'on le voir de nos jours
est en grande partie le résultat des travaux entrepris par cette reine,
pour transformer la petite fortification , qui abritait le poste de
douane et de frontière qu'il fut au Moyen Age, dans un château plus
vaste et habitable. Bon nombre des meubles exposées sont ceux que la
reine utilisa pour décorer les intérieurs.
La reine Maria de Roumanie y a habité depuis 1918 et jusqu'à sa mort
en 1939. Le château reste la propriété de la famille royale et fut habité
par les membres de la famille royale jusqu'en 1947, date de l'abdication
du roi Michel et l'abolition de la monarchie .
Un petit musée du village présentant les habitations paysannes traditionnelles
de la région, se trouve à l'entrée dans la cour du château, aux pieds
de la colline. C'est une invitation à la découverte des villages typiques
des environs où partout vous trouverez du logement chez l'habitant :
Valea Mare-Pravat, Leresti, Nâmâiesti (visitez l'ermitage creusé dans
la roche et la maison musée George Toparceanu, poète roumain), Dragoslavele,
Sirnea, Moeciu, Rucar. Découvrez tous ces villages sur la route qui
vient de Pitesti ou Curtea de Arges - Campulung Muscel (à visiter) -
Bran. Faites un détour pour visiter les gorges de la Dâmbovicioara,
une agréable randonnée pouvant être entamée à partir du village de Podu
Dâmbovitei. Si vous aimez les beaux paysages, visitez aussi la vallée
de la Dambovita, suivant la route qui descend de Podu Dâmbovitei, jusqu'à
Valea Mare-Pravat et puis empruntant la route qui conduit à Târgoviste,
ville ancienne capitale de la Valachie, gardant d'intéressants témoignages
du Moyen-Age. Pour plus de détails sur ce trajet, cliquez
ici.
De l'autre côté de la colline, tous près de la rivière qui coule aux
pieds du château, visitez le musée de l'ancienne douane de Bran, avec
des documents et objets retraçant l'historie des échanges commerciaux
de cette époque
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Craiova
Le Palais Dinu Mihail
 
Ceci est un édivice dont les fondements furent jetés en 1901. Les plans appartenaient
à l'architecte Paul Gottereau, la main d'oeuvre et les matériaux provenaient de
l'étranger: marbre de Carrare, miroirs vénitiens, cristaux de Murano, soie de Lyon,...
Le propriétaire de cette construction extraordinaire était Constantin (Dinu) Mihail,
l'un des Roumains les plus riches de l'époque. En 1930, l'héritage qu'il laissa à ses
fils Nicolas et Jean garantissait les emprunts extérieurs de l'Etat Roumain. Inauguré en
1908, un an après la mort de son propriétaire, le palais est une construction
rectangulaire à trois niveaux. Aucun des deux fils Mihail n'ayant eu de descendants, le
dernier maître des lieux, Jean Mihail mourrut en 1936.
Après des avatars des plus étranges, ce palais eut pour hôtes en 1939 le président
de la Pologne Ignacy Moscicki, puis pendant 5 semaines Joseph Tito et ensuite Nicolae
Ceausescu, chef de la région à un certain moment de sa vie. En 1954, le palais devint
Musée d'Art. Les visiteurs pourront y admirer parmi tant d'autres oeuvres, cinq
sculptures de Constantin Brancusi, le génie qui, dans ses années d'apprenbtissage avait
aussi habité le chef-lieu de l'Oltenie.
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Câmpina
Le Château de Iulia Hasdeu

En 1888, le professeur Bogdan Petriceicu Hasdeu, écrivain, savant philologue et
historien de notoriété européenne perdait sa fille unique. Emportée par la tuberculose
à l'age de 19 ans, Julie Hasdeu avait été une étincelle de génie roumain, reconnue
par la Sorbonne où elle préparait une licence de lettres et philosophie. Elle fut parmi
les premières femmes de son temps à le faire.
Après lui avoir construit au cimetière Bellu de Bucarest un caveau compliqué, le
père meurtri construisit à Câmpina -à 97Km de Bucarest- un petit château surnommé
"temple spiritiste", pour communiquer avec sa fille via les tables tournantes. A
l'époque communiste, le bâtiment fut soit évité, soit ignoré. Il comporte en son
centre un donjon et, à l'entrée, une plaque de pierre sur laquelle est inscrit "E
pur si muove" ("Et pourtant elle bouge"). De part et d'autre, deux sièges
en pierre sont gravés du nom de femme célèbres, dont celui de Julie Hasdeu. A
l'intérieur, une galerie métallique fait le tour du donjon. Au centre se trouve la
statue en bois peint du Sauveur, oeuvre du sculpteur parisien Casciani. Derrière se
trouve le buste de Julie Hasdeu. Le château rénové de Julie Hasdeu est désormais
ouvert au public et peut être visité tous les jours sauf le lundi.
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Iasi
Le Palais de la Culture

Iasi, l'ancienne capitale de la Moldavie, ressemble à un musée en plein air. De quel
côté que l'on regarde, l'on voit de vieux murs, certains d'une allure impressionnante,
d'autres aux détails raffinés. Le Palais de la Cultureest l'effigie indiscutable de la
cité. Construit après maintes péripéties, entre 1905 et 1925, d'après les projets de
l'architecte Ion D. Berindei, très connu en son temps, il témoigne d'un style
néogothique flamboyant. C'est un édifice monumental, aux salles et galeries
intérieures vastes et élégantes. Les deux salles du milieu, au rez-de-chaussée et à
l'étage, retiennent l'attention par leur longueur correspondant à la façade principale
du palais.
Construit au centre de la ville médiévale, dans l'enceinte même de l'ancienne cour
princière, ce palais remplit pendant trente ans des fonctions administratives. En 1955,
il devint Palais de la Culture et il héberge depuis quatre importants musées : le Musée
d'Art, le Musée d'Histoire de la Moldavie, le Musée Ethnographique de Moldavie et le
Musée Polytechnique.
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Ruginoasa
Le Palais de Ruginoasa

Ruginoasa est une localité rurale de Moldavie à 10Km de Pascani et à 61 Km de Iasi.
Sa renommée vient du fait que le premier prince régnant des Principautés Unies,
Alexandru Ioan Cuza (1820-1873) y a it établi sa résidence privée. C'est un palais en
style gothique, construit en 1811, que le prince avait acheté à un haut fonctionnaire
originaire de ces lieux. Le palais fut restauré et meublé avec beaucoup de goût par la
Princesse Elena, l'épouse de Cuza. Après la mort de son époux et de ses deux fils, la
Princesse Elena quitta, elle même, le Palais de Ruginoasa. En 1907, la dépouille
mortelle de Cuza fut réinhumée dans la cripte de l'église, construite en 1833 et
devenue ultérieurement, la chapelle du Palais. Aussi bien le palais que l'église
de Ruginoasa furent gravement endommagés, pendant la deuxième guerre mondiale, ce qui
fait que le coffret en argent contenant les ossements du prince fut transféré, d'abord
à Curtea de Arges, puis, en 1946, à l'église des Trois Hiérarques de Iasi.
Reconstruit, le palais est aujourd'hui un musée.
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Tîrgu Mures
Le Palais de la Culture

La place Trandafirilor, place centrale de Târgu Mures, est bordée côte sud-ouest par
l'Hôtel de Ville et la Maison des Retraites, puis par le Palais de la Culture, un
édifice du style "Sécession" Européen. Conçu d'après les plans des
architectes M. Kontor et J Dezso, il fut construit entre 1911 et 1913. Statues,
bas-reliefs et mosaïques ornent sa façade. Le rez-de-chaussée du bâtiment héberge la
Philarmonie de la ville avec une salle de concerts possédant une orghe remarquable (4463
tubes, 63 registres). La "Salle des glaces" destinée aux réceptions se trouve
au premier étage et fait grande impression avec ses 12 vitrauxprésentant par
séquencesune légende d'amour dramatique. Il est recommandé au visiteur de ne pas
manqué dans son parcours le Muséed'art dont les collections possèdent des oeuvres
d'artistesroumains et hongrois des XIXè et XXè siècles.
La ville de Tîrgu Mures est une localité au cadre naturel pittoresque bordant la
rivière de Mures, au milieu de collines boisées. Pour y parvenir, on peut prendre
l'avion, le train ou la route.
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Sibiu
Le Palais Brukenthal

C'est le baron Samuel Brukenthal - favori de l'impératrice Marie-Thérèse - qui,
nommé gouverneur de Transylvanie entre 1777 et 1787, a construit au centre de Sibiu un
palais, dont les plans furent conçus par un architecte viennois. L'édifice porte
l'empreinte du baroque tardif, il est d'une élégance sobre, impressionnant même les
spécialistes. Le Baron Brukenthal était un homme au goût raffiné, amateur de belles
choses, qui collectionna des toiles précieuses, des estampes, des objets d'art, et
livres, laissant par testament le voeux que l'édifice soit ouvert au publicpour être
visité. Depuis 1817, le Musée Brukenthal a, sans cesse, augmenté ses collections,
acquérant une renommée européenne. Ses differentes pièces, tapissées de soie bordeaux
ou de soie écrue à fleurs, décorées de panneaux représentant des scènes de la
mythologie ancienne, ainsi que d'instruments de musique d'époque, hébergent la gallerie
d'art, des sections d'art décoratif et appliqué, d'art populaire. Le visiteur peut voir
au Brukenthal de la peinture flamande (Rubens, Van Dyck, David Teniers le Vieux et le
Jeune, Snyders et Jordaens), des oeuvres des écoles allemande et autrichienne, française
et italienne,des toiles de maîtres roumains. Notons parmi les pièces remarquables des
collections l'argenterie signée Sebastian Hann, le grand maître du XVIè siècle. Parmi
les icones sur verre, une pièce d'extrême valeur est la Mader Dolorosa de 1884. Le
musée Brukenthal possède aussi une riche collection de papillons et une bibliothèque
comprenant 350 incunables et oeuvres imprimées des XVè-XVIè siècles.
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Cluj-Napoca
Le Palais Banffy

Construit vers la fin du XVIIIè Siècle, en 1791, ce palais porte le sceau du baroque
tardif mêlé à des éléments rococo, style très en vogue à Vienne à l'époque. Dans
la court intérieure, une belle loggia ne manque pas d'être remarquée, augmentant le
faste du bâtiment conçu par l'architecte E. Blaumann. Les 22 salles du palais
hébèrgent le musée d'art de Cluj, avec des icônes anciennes, des tapis et des armes
d'Orient, des coffres de confréries d'artisans et du mobilier. Un bel autel du XVIèS
attire l'attention. Il provient d'une église transylvaine. La galerie d'art plastique
expose des toiles de classiques de la peinture et de la sculpture roumaine : N.
Grigorescu, I. Andrescu. St. Luchian, N. Tonitza, D. Paciurea, C. Medrea, Vida Gheza, les
toiles des artistes de Cluj et ceux appartenant à l'école de Baia Mare. On y retrouve
des toiles de maîtres flamands, allemands, italiens, hongrois, russes.
La ville de Cluj est un centre culturel et universitaire important de Roumanie. Des
noms célèbres sont liés à cette ville , comme celui du savant Emil Racovita, qui y
fonda, il y a 75ans, le premier institut de spéléologie du monde. C'est toujours à Cluj
que naissait en 1443, dans une maison de style gothique qui existe encore, Matei Corvin,
qui allait devenir par la suite roi de Hongrie.
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Cetatea de Balta
Le Château de Cetatea de Balta

C'est sur la rive gauche de la Tarnava Mica, à 23Km de la ville de Blaj, vieux centre
culturel de Transylvanie, dans la zone viticole de Jidvei, aux cru renommé, que se trouve
Cetatea de Balta. Depuis l'époque de Stefan cel Mare (Etienne le Grand) (1457-1504) et
jusqu'à celle d'Alexandru Lapusneanu (1564-1568), pendant un siècle, Cetatea de Balta
avait appartenu aux princes régnants de Moldavie. La localité tient son nom du vieux
château-fort que Matei Corvin avait modernisé au XVè Siècle pour sa défense.
On apperçoit au loin, à Cetatea de Balta, sur une colline, le Château de
Bethlen-Haller. Avec ses tours d'angle circulaires, qui n'ont pas de rôle de défense, ce
château en forme de quadrilatère fut construit entre 1615 et 1624. Destiné au départ
à être habité, la construction reproduit à une moindre échelle le corps central du
château de Chambord en France.
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Hunedoara
Le Château des Corvin
 
Conçu selon les canons du gothique, le château des Corvin possède pourtant assez
d'éléments Renaissance et baroques pour faire penser au célèbres châteaux de la
Loire. L'aile occidentale et les deux salles des chevaliers de la diète encouragent
surtout la comparaison. 50 pièces, dont plusieurs peintes en fresque, tours et tourelles,
terrasses aux sculptures en pierre et en bois constituent unimposant édifice qui est le
principal point touristique de la ville de Hunedoara. Le château fut à ses débuts un
château-fort, construit sur des remparts de l'époque romaine. Un document de 1409 nous
indique que ce bâtiment fut offert par le roi Sigismond de Luxembourg au prince Voicu, en
récompense de ses combats contre les Turcs qui attaquaient la Transylvanie. Le fils de ce
prince, Iancu de Hunedoara, célèbre combattant anti-ottoman, devenu gouverneur de
Transylvanie et régent de Hongrie, entreprend d'importants travaux de réfection, qui
dès 1452 allègent l'aspect de l'édifice, lui donnant l'allure d'un château.
"L'aile de Matei", au Nord, rappelle l'époque du fils de Iancu de Hunedoara,
Matei Corvin, roi de Hongrie, qui ordonna de nouvelles modifications en style Renaissance.
Restauré en 1956, le château des Corvin devint musée d'art féodal.
La ville de Hunedoara, principal centre siderurgique du pays, est située au pied des
monts de Poina Rusca. Les villages de la région sont situés dans un paysage pittoresque
et ont une riche tradition.
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Hatzeg
Le "Château des
Carpates" de Jules Verne

En fait, ce n'est que
la cité "Colt" ( en français "Croc"), situé
sur une cime rocheuse, à une hauteur d'environ 200mètres. La cité s'élève à la
frontière du village Suseni, appartenant à la commune Râu
de Mori. C'est un établissement situé au pied des montagnes
Retezat, dans le pittoresque pays de Hatzeg.
De la cité d'autrefois, protégée du côté Est par
deux bastions, il ne reste à présent que les vestiges du donjon - une
tour qui servait de logis ayant des murs épais de presque 2 mètres. Le
rez-de-chaussée et les 2 étages sont encore conservés, la hauteur des
ruines étant de 7-8 mètres. La cité Colt, de même que la chapelle de
la cour dont les ruines se trouvent à ses pieds, avaient appartenu à
la famille des princes roumains Cândea.
Voir aussi rubrique montagne
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Oradea
Le Palais Baroque

Le bâtiment est peint depuis des années en ocre, ce qui lui confère une certaine
personnalité distincte, tout comme le détail d'avoir 365 fenêtres. C'est ce bâtiment,
copie du palais viennois du Belvédère, qui hébergéait en 1771 l'impératrice Marie
Thérèse et son fils Joseph II, lors de leur visite en Transylvanie. La construction du
palais d'Oradea dura 8 ans, sur les plans de l'architecte autrichien F. A. Hillebrand. Son
style est le baroque tardif. Ses 117 pièces étaient décorées de jolies fresques. Le
palais d'Oradea hébèrge actuellement les collections de l'un des musées les plus
intéressants de la Roumanie, le Musée du Pays des Cris, dont le nom évoque la région
des 3 rivières Cris : le Blanc, le Noir et le Rapide. L'institution comporte des sections
d'histoire, d'art plastique (art universel et roumain dont plusieurs peintres de la ville
d'Oradea et transylvain), d'ethnographie et de sciences naturelles. Une collection de
10.000 oeufs appartenant à 700espèces d'oiseaux, tout comme le squelette d'un mammouth
découvert dans la zone de Bihor, comptent parmi ses pièces de renom. La beauté du
palais est soulignée au printemps par les fleurs des magnolias et par les arbres rares
plantés dans le parc : des Sequoïas géants et des Ginkgo Biloba.
A 9 Km se trouve la station d'eau de Baile Felix, recommandée pour le traitement des
rhumatismes et des maladies endocrines et gynécologiques.
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